ACQUERIR-CREER - Connaître
l'environnement législatif de l'univers de la Boulangerie
1 - REGLEMENTATION PROPRE A L’ACTIVITE
Les Boulangers sont considérés comme des artisans
avant d’être des commerçants. A ce titre,
toute entreprise de Boulangerie Pâtisserie doit être
inscrite au Registre des Métiers.
L’inscription au Registre du Commerce est elle facultative.
Les principaux textes spécifiques au métier
de la Boulangerie Pâtisserie sont :
• La loi 98-045
du 25 mai 1998 déterminant les conditions juridiques
de l’exercice de la profession d’Artisan Boulanger
: « ne peuvent utiliser l’appellation de «
Boulanger » et l’enseigne commerciale de «
Boulangerie » (…) les professionnels qui n’assurent
pas eux-mêmes, à partir de matières premières
choisies, le pétrissage de la pâte, sa fermentation
et sa mise en forme ainsi que la cuisson du pain sur le lieu
de vente au consommateur final ; les produits ne peuvent à
aucun stade de la production ou de la vente être surgelés
ou congelés »,
• La loi n° 96-603 du 5
juillet 1996 complétée par le décret
98-246 du 2 avril 1998 relatif à la qualification
professionnelle exigée pour l’exercice des activités
précisées dans la loi de 1996,
• L’arrêté
du 23 octobre 1967 sur la construction et l’aménagement
des Boulangeries,
• Le décret 93-1074 du
13 septembre 1993 pris pour l’application de
la loi du 1er août 1905 et modifié par le décret
97-917 du 1er octobre 1997 concernant la définition
de certaines catégories de pains,
• Les arrêtés ministériels
du 9 août 1978, du 3 novembre 1978 et du 10 mars 1981
sur l’affichage des prix en Boulangerie,
• La circulaire interministérielle
du 6 juin 2000 sur la fermeture hebdomadaire des points
de vente de pain permettant au Préfet d’ordonner
la fermeture au public des établissements de la profession
ou de la région pendant toute la durée de ce
repos après accord avec les syndicats.
Il existe également une abondante réglementation
sur le pain et les aliments nécessaires à sa
fabrication. Citons notamment :
• La directive européenne
95/2/CE, le décret du 13 septembre 1993, et divers
arrêtés dont celui du 18 août 1994
réglementant l’utilisation d’améliorants
dans les produits de Boulangerie (additifs, adjuvants et auxiliaires
technologiques),
• L’arrêté
préfectoral du 31 janvier 1951 sur la composition
des pains viennois,
• La circulaire du Ministère
de l’Agriculture du 23 avril 1954 sur le poids
du pain,
• L’arrêté
du 13 juillet 1963 sur les différents types
de farines de blé utilisables.
Toute construction et aménagements de Boulangerie
doivent répondre à des caractéristiques
très strictes qui sont définies dans l’arrêté
du 23 octobre 1967. Elles portent sur les points
suivants :
• Les matériaux de construction
et revêtements des locaux affectés à
la fabrication du pain,
• L’organisation de l’espace
affecté à la fabrication du pain,
• La hauteur sous plafond
et la superficie des locaux
de travail,
• Les conduits de ventilation,
• La protection contre les rongeurs,
• L’emplacement et l’aménagement
des dépôts de combustibles.
Des dérogations aux dispositions relatives aux trois
premiers points listés ci-dessus peuvent être
accordées par arrêté préfectoral
après avis des directeurs départementaux de
l’équipement, de l’action sanitaire et
sociale, du travail, du commerce intérieur et des prix.
A noter que cette législation est en cours de révision.
La réglementation française a établi
des normes relatives à l’aménagement
des locaux de Boulangerie (arrêté du
23 octobre 1967 et circulaire du 9 août 1978 relative
à la révision du règlement sanitaire
départemental type).
Une marque spécifique, attribuée
par l’AFNOR, a été développée
pour les équipements de Boulangerie Pâtisserie
traiteur : NF-HSA
(Norme Française Hygiène Sécurité
et Aptitude à l’Emploi). Elle répond à
2 objectifs :
• Assurer que le marquage CE
des machines est conforme à la réglementation
en vigueur,
• Vérifier que la machine
est facilement nettoyable (l’hygiène du
produit traité est garantie), qu’elle
est sûre (la sécurité de l’utilisateur
est garantie), tout en l’appréciant en conditions
réelles d’utilisation.
La marque NF-HSA est attribuée après
contrôle des machines en laboratoire. Un audit
des sites de fabrication est également assuré
par un organisme indépendant des constructeurs.
La mise en conformité des équipements
de travail en service a été rendue
obligatoire par la directive n° 89/655 transcrite dans
la réglementation française sous les décrets
n° 93-40 et 93-41 du 11 janvier 1993. Elle
concerne les équipements suivants : les pétrins,
les batteurs-mélangeurs, les laminoirs, les façonneuses,
les « peseuses » (sous ce terme sont visées
les diviseuses volumétriques automatiques), les diviseuses,
les fours rotatifs, les chambres de repos à balancelles.
Ne sont pas visés les équipements de
travail mis en service après le 1er janvier 1993.
Les équipements de travail mis sur le marché
après le 1er avril 1981 ont en principe été
livrés conformes.
La confédération nationale de la Boulangerie,
en relation avec le Ministère du travail, a élaboré
en 1996, le plan collectif de mise
en conformité des machines. Ce plan collectif
a permis de repousser la date butoir de mise en conformité
du 1er janvier 1997 au 1er janvier 2001.
Il faut souligner que les équipements achetés
neufs après le 1er janvier 1993 sont en principe conformes.
Les normes européennes EN applicables
au matériel et équipement de Boulangerie Pâtisserie
ainsi que des explications sont disponibles sur le site www.cannelle.com(rubrique matériel).
La sécurité dans les installations
de Boulangerie Pâtisserie concerne deux aspects
essentiels :
• La sécurité
mécanique et électrique : les matériels
mis en service doivent se conformer à l’article
R 233-49-5 du Code du Travail, transposition en droit
français de la directive européenne n° 89/655/CEE
dite « Directive Utilisateurs » définissant
les mesures d’organisations des équipements de
travail et une obligation de mise en conformité
des machines en service. L’ensemble des machines
utilisées doivent notamment comporter le marquage
CE. Un plan collectif de mise en conformité
du matériel a été élaboré
par les confédérations nationales de la Boulangerie
Pâtisserie et de la Pâtisserie et des échéances
ont été négociées avec le Ministère
du Travail : il prend fin au 31 décembre 2000.
• La sécurité
contre l’incendie :la Boulangerie est
sujette aux risques d’incendie et l’utilisation
des fours et des matières inflammables impose d’être
vigilant. Pour limiter ces risques et intervenir rapidement
en cas de sinistre, la réglementation impose plusieurs
mesures en matière d’équipement et extincteurs,
d’aménagement des locaux en vue d’évacuations
éventuelles et d’utilisation et d’entretien
des conduits de fumée et de ventilation.
Le respect des règles d’hygiène
et de sécurité est étroitement contrôlé
par les autorités publiques et donne lieu
à de très fréquents contrôles des
services d’Inspection. Les sanctions applicables en
cas de manquement vont de l’amende à l’emprisonnement,
en passant par la fermeture de l’établissement.
Vous devez identifier et imaginer tous les risques
qu’encourt votre personnel sur votre lieu de
travail et songer à y remédier dans un temps
donné. En notifiant ces risques sur un document approprié,
avec l’aval d’un membre du personnel, vous vous
épargnez d’avoir à prendre à votre
charge (si votre responsabilité n’est pas reconnue
totale) la totalité de l’indemnité financière
décidée par le pénal ou le civil voir
les deux, sachant que cette indemnité dans le cadre
d’un handicap grave peut être à vie et
donc vos héritiers à poursuivre le paiement.
Aussi, L’Inspecteur du travail doit trouver sur votre
lieu de travail l’affichage d’une fiche
d’évaluation des risques et les
solutions pour y remédier.
Dans tous les cas, au-dessus de chaque machine, sa note
d’utilisation propre en précisant qui
est habilité à s’en servir (notamment
les apprentis).
6 - HYGIENES DES ALIMENTS REMIS DIRECTEMENT AUX CONSOMMATEURS
Le
Boulanger Pâtissier est tenu de se conformer
aux dispositions relatives à l’hygiène
des aliments remis directement aux consommateurs,
exposées dans les décrets 71-636 du 21 juillet
1971, 91-409 du 26 avril 1991 complétés par
la directive du 14 juin 1993 et l’arrêté
d’application du 9 mai 1995. Ces textes définissent
des règles fortement contraignantes
en matière d’installation, d’équipement,
d’alimentation en eau, de préparation et d’entreposage
des aliments et de stockage des déchets, devant permettre
de prévenir tout risque de contamination des aliments.
L’arrêté du 28 mai 1997,
relatif aux règles d’hygiène
applicables à certains aliments et préparations
alimentaires destinés à la consommation humaine
(remise indirecte), ainsi que l’arrêté
du 20 juillet 1998 fixant les conditions
techniques et hygiéniques applicables au transport
des aliments, viennent compléter cette réglementation.
Conseil
n°1 : l'hygiène c'est important
Enfin les entreprises peuvent se reporter au Guide
des bonnes pratiques d’hygiène en Pâtisserie
que la Confédération a mis au point avec la
Confédération de la Pâtisserie Glacerie
Chocolaterie Traiteur qui propose un ensemble de moyens
adaptés aux structures artisanales et dont
l’efficacité a été reconnue par
les administrations de contrôle. Le guide est téléchargeable
sur le site : www.cannelle.com.
Pour les pains qui ne sont pas préemballés,
l’étiquetage n’est pas obligatoire
et seul l’affichage de certaines mentions,
près du produit et en vitrine, est imposé. Il
doit comporter le nom du produit, le poids
en grammes si le pain pèse plus de 200 g et le prix
à la pièce ou au poids selon le cas. Si le pain
a été décongelé, le vendeur doit
en informer sa clientèle.
Les arrêtés n° 78-89/P du 9 août 1978
; n° 78-110/P du 3 novembre 1978 et n° 81-10/A du
10 mars 1981 fixent les conditions d’étiquetage
des prix du pain et de la Pâtisserie.
Les modalités de l’information en euro des prix
ont été précisées par arrêté
du 25 novembre 1998.
Le
pain préemballé (en général
le pain de mie) doit faire l’objet d’un étiquetage
portant mention du nom du produit, des ingrédients
qu’il renferme en pourcentage, son poids,
sa composition avec tous les additifs utilisés
par ordre décroissant, le nom du producteur.
Les pains emballés devant le client ne sont pas considérés
comme préemballés.
Par ailleurs, la mention « décongelé
» doit être portée sur les Pâtisseries
décongelées vendues non préemballées
dans le magasin (décret 91-187 du 19 février
1991).
Enfin, l’utilisation de certains termes
tels que « maison », « traditionnel »,
« pain au levain », « pain à l’ancienne
», « pain d’autrefois » etc…
dans la publicité des produits de Boulangerie est
réglementée.
Par ailleurs, les appellations des produits
doivent être conformes soit à des textes réglementaires
(ex : décret du 13 septembre 1993 pour le pain maison,
le pain au levain et le pain de tradition française,
réglementation des produits bio, …), soit aux
usages loyaux et constants du commerce (ex : Recueil des usages
concernant les pains en France ; distinction des appellations,
baguettes et flûtes ; …), soit à la jurisprudence
(ex : pain cuit au bois).
L’ordonnance
et le décret du 27 septembre 1967, complétés
par le décret du 28 mars 1988, réglementent
l’utilisation des titres restaurant.
Pour recevoir les titres restaurant à titre de paiement,
un dossier à remplir est à demander à
la :
COMMISSION DES TITRES DE RESTAURANT
– 32, rue Brison – 42335 –
ROANNE Cedex
Après l’avoir rempli, et avoir reçu votre
agrément, vous serez en mesure d’autant plus,
de développer votre rayon sandwichs en vue d’acquérir
un chiffre d’affaires additionnel.